Les grands scientifiques honorés par l'UFR de Biologie

Henri de LACAZE-DUTHIERS (1821 - 1901)

Anatomiste – Biologiste - Zoologiste

 Il voit le jour au château de Stiguederne à Montpezat (Lot et Garonne) le 15 mai 1821 et décéde à Las-Fons (Dordogne) en 1901. Il est considéré parmi l'un des plus grands spécialistes des mollusques en son temps.

Second fils du baron Etienne de Lacaze-Duthiers et de Girarde-Henriette Cassaignolles, le jeune Henri se heurte à l’opposition de son père quand il lui fait part de sa volonté d’entreprendre à Paris des études de médecine et de sciences naturelles. Il passe outre et se retrouve dans la capitale sans grandes ressources. Pour subsister, il devient préparateur du Professeur Milne-Edwards, célèbre pour ses travaux sur les mollusques, les crustacés et les anthozoaires, puis devient répétiteur de zootechnie à l’institut agronomique de Versailles.

En 1851, il passe sa thèse de médecine et en 1853 celle de doctorat ès sciences sur « l’armature génitale des insectes ».

En 1853, Lacaze-Duthiers accompagne son ami malade, Jules Haime (1824-1856) aux Iles Baléares. Ebloui par les richesses des côtes méditerranéennes, il commence avec enthousiasme un travail de longue haleine sur les acéphales, ces mollusques que l’on préfère appeler aujourd’hui « bivalves ». Il étudie tout particulièrement les anomies, à la coquille irrégulière, mince, translucide et légèrement nacrée à l’intérieur.

Sur les côtes bretonnes, il s’intéresse ensuite aux dentales, mollusques à coquille en forme de cornet présents dans pratiquement toutes les mers du globe. A son retour à Paris en 1854, il obtient, grâce à Henri Milne-Edwards un poste de professeur de zoologie et occupera la première chaire de Sciences Naturelles de la Faculté des Sciences de Lille nouvellement créée. Le doyen de la Faculté n’est autre que Louis Pasteur (1822-1895). Assuré désormais d’un revenu régulier, il profite de tous les congés universitaires pour poursuivre ses recherches sur les mollusques en Bretagne.

En 1858, il se lance dans l’étude du corail en Corse et surtout aux Baléares. En 1860 et 1862, chargé d’une mission par le gouvernement français, il se rend en Algérie pour approfondir les connaissances que l’on a du sujet.

Il est appelé à Paris en 1863 comme Maître de Conférences à l’Ecole normale supérieure.

En 1864, il commence à remplacer Achille Valenciennes (1794-1865) au   naturelle des mollusques, des vers et des zoophytes l’année suivante. Il est élu à l’Académie des sciences en 1871. Il fonde deux laboratoires consacrés à la biologie marine : le laboratoire de Roscoff en 1872 et le Laboratoire Arago en 1882 à Banyuls-sur-Mer. Sa dépouille est enterrée dans l’enceinte de cet établissement.

Il eut notamment pour élèves : Louis Boutan, Yves Delage, Alfred Giard, Lucien Guénot, Frédéric Guitel, Louis Joubin,  Edmond Perrier, Henri Prouho, Georges Pruvot.

Il est l’auteur de plus de 250 publications, portant notamment sur le corail, les mollusques et les tuniciers (animaux marins dont le corps est protégé par une épaisse enveloppe, ou tunique). :

Recherches sur l'armure génitale femelle des insectes, Paris, L. Martinet,‎ 1853
Histoire de l’organisation, du développement, des mœurs et des rapports zoologiques du dentale (Paris, 1858).
Histoire naturelle du corail, organisation, reproduction, pêche en Algérie, industrie et commerce (Paris, 1864).
Faune du Golfe du Lion : coralliaires, zoanthaires sclerodermés (Paris, 1897).

Il est le fondateur de la revue intitulée les Archives de zoologie expérimentale et générale [qui sera ensuite dirigée par son élève Georges Pruvot (1852-1924)]. Celle-ci joue un rôle considérable dans l'orientation de la recherche zoologique de son époque. Il participe également à la fondation de l’Association française pour l’avancement des sciences. Il inventa le terme même de zoologie expérimentale et doit être considéré comme le véritable fondateur de la micro-zoologie marine.

 

Source Wikipédia et Larousse